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dimanche 19 avril 2015

Game of Thrones, guide pratique 5

    Revoici l'époque de l'année où les feuilles poussent sur les arbres et où les têtes tombent à Westeros. Je parle bien entendu du printemps de la nouvelle saison de Game of Thrones. Après avoir fait le tour des familles Stark, Lannister, Targaeryen et Baratheon, attaquons nous cette fois à la famille princière de Dorne : les Martell. 

    Commençons par aborder le sujet sensible des spoilers. Je vais tout d'abord décrire l'arbre généalogique des Martell tel qu'il est décrit dans les bouquins du Trône de Fer. Il s'agit de famille dans sa configuration initiale avant qu'elle ne se mette à intervenir dans le jeu des trônes (disons au début du tome 6 = de "a Storm of Swords"). Donc si vous ne voulez aucun spoiler, si connaître ne serait-ce que l'existence d'un personnage secondaire vous est insupportable arrêtez votre lecture maintenant. Ensuite je présenterai la version simplifiée de la famille telle qu'elle existe dans la série avant son apparition dans la saison 4.

    Dorne est une des "sept couronnes" de Westeros située au sud du continant. C'est une principauté culturellement assez différente du reste du royaume. La province est assez réticente envers le pouvoir central depuis que le coup d'état du roi Robert. En effet Robert n'était pas qu'un gros pochtron sympa, il a laissé se faire trucidé son prédécesseur et toute sa famille dont sa belle-sœur Elia Martell et ses deux enfants. Depuis les relations avec Dorne sont assez tendues sachant que les Baratheon et Lannister désormais au pouvoir, refusent de livrer les coupables de ces meurtres à la justice.

    C'est le frère d'Elia, Doran qui est l'actuel dirigeant de Dorne. Il a eu trois enfant avec un princesse étrangère : Arianne, Quentyn et Trystan puis sa femme est rentrée chez elle à Norvos parce qu'elle en avait marre de Westeros. C'est l’aînée Arianne qui est la première dans la liste de succession puisque contrairement au reste du royaume à Dorne les femmes peuvent hériter.
    Doran a un frère, nommé Oberyn, qui passe son temps à coucher à droite à gauche. Il a huit filles, de cinq mères issues de trois continents différents. Les quatre dernières sont les filles de sa compagne actuelle Ellaria Sand. Toutes ses filles portent le nom de Sand donné à tout enfant né hors mariage dans la région.

Je crois qu'on peut agrandir l'image en cliquant dessus

    Et maintenant passons à la série. Attention, ce qui suit n'est basé que sur les deux premiers épisodes et sur ce que j'ai pu lire des décisions de casting. S'il y a des erreurs merci de me les signaler pour que je puisse modifier l'arbre. Comme souvent, on a fait un grand ménage du côté des personnages secondaire pour éviter aux téléspectateurs la migraine et  pour permettre aux acteurs d'avoir plus d'une ligne de dialogue. Vous n'aurez donc pas à vous souvenir du noms de gamines qui ne seraient de toute façon même pas apparues à l'écran, ouf.


    Personnellement, je suis un peu déçu par l'absence d'Arianne dont j'aimais bien l'intrigue mais je suppose que son rôle va être réparti entre ses cousines et sa tante qui sont désormais liées directement histoire de concentrer encore un peu plus l'intrigue.

    Voilà à l'année prochaine avec (vraisemblablement les Greyjoy)

dimanche 12 avril 2015

Enfin la fin !

    Un blogueur négligeant aurait oublié de mettre à jour son blog et de prévenir de la parution des six dernières planches de Cartographie. Vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessous pour vous rendre à la page 72 (c'est à partir de là que j'ai oublié de faire mes mises à jour).



Cette fois c'est vraiment la fin et en guise de conclusion je vais vous recopier le petit texte que j'ai posté sur webcomics.

"Cartographie c'est fini ! Si vous venez de débarquer ici, je vous conseille de cliquer sur ce lien vers la première page.
Pour les autres, je tiens à vous remercier pour votre lecture et vos commentaires tout au long de la parution de ces planches. Je tiens en particulier à remercier Sylvain pour ses nombreuses corrections orthographiques !
En parlant de Sylvain, à un moment il a écrit dans un commentaire que certaines pages faisaient penser à des jeux vidéo et ce n'est tout à fait pas un hasard… En effet une partie de l'histoire reprend une trame que j'avais écrite en pensant en faire un jeux vidéo (mon manque de compétence en programmation informatique m'avait vite fait abandonner l'idée). Le personnage de Roland, lui aussi, est un personnage qui préexistait dans une histoire que je n'ai jamais publiée. Il jouait le rôle de narrateur dans le récit d'un voyage à travers les Alpes dont L'antre des spectres est une sorte de prequel.
Enfin, tant qu'on est dans les anecdotes, normalement tous les personnages de Cartographie ont des noms de lieux et tous les lieux ont des noms qui ne sont pas des noms de lieux réels. Un seul personnage ne répond pas à cette règle parce que c'est un personnage fictif dans l'univers de cette BD.
Et maintenant, que vais-je faire de tout ce temps que sera ma vie ? Et bien, j'ai déjà écrit un scénario relativement court qui cherche encore preneur et je suis en train d'en planifier un autre qui sera vraisemblablement dessiné par moi."
Et concernant ce blog j'ai prévu d'y poster au moins un autre article ce mois ! (oui c'est incroyable)

samedi 7 mars 2015

Top 10 des cataclysmes préférés des internautes #buzz #insolite

    Si vous avez ou avez eu un compte Facebook, vous savez qu'on peut "aimer" des pages. Généralement, les gens aiment les pages de films, de personnalités, de marques, de citations... Mais ça marche avec n'importe quelle notion, on peut ainsi aimer l'amitié ou la masse molaire. L'autre jour par hasard, je me suis rendu compte que ces choses qui ne rentrent pas dans les cases habituelles des goûts sont classées comme "Centre d'intérêt". Une amie avait posté un message sur le tsunami de 2004 et ceci est apparu :

Chacun ses centres d'intérêts.

    J'avais déjà fait un classement des parasites préférés de utilisateurs de Facebook il y a longtemps et c'est avec joie que je vous présente le top 10 de leur catastrophes naturelles préférées !

1 - Tempête : 67 000 fans
2 - Séisme : 30 000 fans
3 - Tsunami : 15 000 fans
4 - Cyclone tropical : 13 700 fans
5 - Inondation : 5 300 fans
6 -  Érosion : 4 500 fans
7 - Avalanche : 1 600 fans
8 - Glissement de terrain : 920 fans
9 - Coulée de boue : 360 fans
10 - Éruption volcanique : 70 fans


    Quelles tendances tirer de ce classement ? Eh bien, les internautes aiment quand ça tremble, quand ça souffle mais beaucoup moins quand ça coule. Que ce soit de la neige, de la terre ou de la lave, les coulées n'ont peu de succès. Bizarrement l'érosion, le cataclysme le plus lent du monde est bien placé.  On notera aussi le très faible score de l'éruption volcanique. En effet il semble que les gens adorent les volcans mais détestent les éruptions. Moi je détestes les deux : on m'a forcé à aller à Vulcania.


vendredi 16 janvier 2015

Pachinko Man, enfer et administration

    Aujourd'hui, je vais vous parler d'un petit jeu de type point&click nommé Pachinko Man. Il raconte l'histoire d'un employé de bureau accro aux jeux de pachinko (le flipper japonais en gros). En jouant sur une machine maudite, notre "héros" se retrouve en enfer transformé en homme-bille.

"Hin... Où suis-je ? Pourquoi est-ce que je me sens si... sphérique ?

    Bienvenue en Enfer ! Enfin, une section très administrative de l'enfer dirigée par Baal où les damnés sont enfermés dans leur open-space pour un éternité de paperasse. Seulement, Pachinko Man va tout faire pour s'évader malgré les obstacles dressés sur sa route par divers démons et supérieurs hiérarchiques. Comme d'hab dans les point&click, il faudra ramasser tout un tas d'objets et les utiliser au bon endroit ou sur la bonne personnage pour progresser.

Une éternité de présentations Power Point

    Bon malheureusement, le jeu n'est disponible qu'en anglais mais le niveau n'est pas si élevé que ça. Avec l'aide de WordReference s'il le faut, vous pourrez découvrir l'humour absolument débile et absurde de ce jeu, et toute une série de personnages incroyables comme Mélissa qui adore se rouler dans des flaques de sang. En plus une fois qu'on a saisi sa logique, le jeu n'est pas très difficile. Je l'ai fini en n'utilisant qu'une seule fois la solution, c'est dire !

kawaï Cereberu-chan, gardien de la porte des Enfers

    Ah oui et dernier conseil : évitez de faire trop confiance aux démons... Vous savez, ce sont... des démons.

dimanche 14 décembre 2014

Voyage voyage

    Oh, j'avais complètement oublié que j'avais un de mettre à jour mon blog ! Il se trouve que j'ai dessiné beaucoup de valises et d'encriers en réalisant les dernières planches de Cartographie. Voici, les liens vers les planches 67 à 71, il ne tient qu'à vous de les visiter en cliquant sur les petites vignettes ci dessous (elles sont classées par ordre chronologique).

            
            

    La prochaine fois j'aurais tellement de retard qu'on pourra faire un calendrier de l'avant avec toutes ces petites images carrées.

samedi 22 novembre 2014

Circle of salt blocks a ghost horse (3/3)

Cet article étant composé de trois parties ça serait vraiment dommage de commencer par la fin sans avoir lu le début et le milieu.

Je suis parfois persévérant (bête ?) et j’ai continué à faire des recherches sur au sujet de ce fameux film de temps à autre. Enfin, la semaine dernière, j’ai trouvé la solution. J’ai tenté la dernière recherche google possible avec le dernier élément de mon souvenir que je n’avais pas pris en compte jusque-là : le cercle de sel. J’ai donc tapé « movie salt circle » sur Google. Et là, la troisième proposition fut comme une révélation. Elle s’intitulait « Circle of salt blocks a ghost horse » et provenait des archives du forum d’un site spécialisé dans les films d’horreur. Quelqu’un y cherchait le titre d’un film qu’il avait vu dans les années 1970 qui impliquait un groupe de personnes dans un cercle de sel bloquant un cheval fantôme. C’est grâce à un dénommé Mystmoonstruck que cet anonyme et moi avons eu notre réponse. Ce film s’appelle « The Devil Rides Out » ou « Les vierges de Satan », il a été produit en 1968 par les studios de la Hammer.

Au final le film contient très peu de vierges de Satan, les titres français racoleurs ce n'est donc pas nouveau,

Le film raconte l’histoire du Baron de Richleau interprété par Christopher Lee (car oui, je ne divaguais pas, il y a bien un maître de l’occulte à petite moustache interprété par Christopher Lee dans ce film) et de son pote aviateur Rex qui essayent de sauver leur ami Simon tombé sous l’influence d’un vilain sataniste nommé Mocata. Le méchant va régulièrement essaye de récupérer Simon et une autre jeune disciple (pour voler leur âme ou les sacrifier au diable, un truc du genre). Pour le protéger, le Baron, Simon et quelques parents passent la nuit dans un cercle protecteur et son notamment attaqué par un chevalier fantomatique dénommé l’Ange de la Mort.

On ne dirais pas comme ça mais c'est le gentil,

Un des commentaires suivant sur le forum qui m’a fourni ma réponse est intitulé « je ne suis pas fou après tout ». Je dois dire que je vous comprends tout à fait cher commentateur anonyme, moi aussi je suis bien content de ne pas avoir halluciné ce film ! En plus le cercle n’est pas tracé avec du sel mais avec de la craie et le tout se passe dans une bibliothèque et non pas dans une cave. J’ai vraiment eu du bol de retrouver ce titre !

Grosse ambiance au manoir Richleau

Pour finir est-ce un bon film ? Valait-il la peine de se tracasser autant ? Et bien… pas vraiment. La réalisation assez basique et les effets spéciaux datés limitent l’intérêt du film pour un spectateur actuel (et la V.F. est pourrie). L’histoire se tient globalement mais l’action se traîne et la morale de fin est un peu trop religieuse à mon goût. Si je devais recommander un film à base de surnaturel de cette époque ce n’est pas celui-là que je choisirais. « La maison des damnées » (cf la partie 2) qui date de la même période et qui est adapté du même auteur est beaucoup plus intéressant que ce soit au niveau de la réalisation, du scénario ou tout simplement de l’ambiance. Et si vous voulez un film de la même époque avec Christopher Lee, je recommanderais plutôt « The Wicker Man » ( Le dieu d’osier, 1973) qui un film très bizarre et assez dérangeant (en plus y a une scène avec une dame toute nue qui chante). Et évidemment, je recommande « The Haunting », toujours « the Haunting ».

Tout ça pour ça ?

PS : Je sais qu’il existe des remakes de certains des films dont j’ai cité le titre. Je ne les ai pas vu mais je sais qu’ils sont nuls à chier alors s’il vous plait n’essayez même pas de me les conseiller sous prétexte qu’il y a Catherine Zeta-Jones ou Nicolas Cage qui jouent dedans. Sérieux, je veux bien voir des films complètements pourris mais au moins je veux qu’ils soient originaux !

mercredi 19 novembre 2014

Circle of salt blocks a ghost horse (2/3)

Pour résumer la première partie de l'article, j'étais sur le point de réaliser un rapide recherche Google pour retrouver le titre de mon film. Enfin rapide c’est ce que je croyais.
J’ai commencé par m’intéresser à cette histoire de fantôme à cheval. Les seules créatures surnaturelles que je connais qui collent à ce profil sont les quatre cavaliers de l’Apocalypse. Ça me semblait un bon point de départ. Malheureusement la page Wikipédia sur le sujet ne décrit aucune représentation des cavaliers de l’Apocalypse dans les films de la période qui nous intéresse. Comme je fais aveuglément confiance à Wikipédia, j’ai abandonné cette piste pour me tourner vers un ensemble plus large d’apparitions : les fantômes.

Le charme de l'ancien (La nuit de tous les mystères, William Castle, 1959)

Nouvelle mauvaise idée ! Vous savez combien il y a de films sur les fantômes ? Vous savez combien il y a de listes de films sur les fantômes ? Bien trop. Alors qu’il y a très peu de listes de listes sur les films de fantômes… On peut supposer que le film que je cherche se situe quelque part entre « Ghost » et « Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures » mais chercher un fantôme dans une botte de film n’est pas une tâche aisée. A ce moment-là, j’ai eu un passage de découragement. Après tout, peut-être valait-il mieux que ce film reste inconnu pour éviter toute déception…

Avançons un peu dans le temps tout en restant dans le passé. Nous voici cet automne à l’approche d’Halloween. Comme tous les ans, les gens (où en tout cas les gens d’Internet) se mettent à parler de films d’horreur et l’énigme du film perdu m'est revenue en tête. Cette fois, mon angle d’attaque sera les Maisons Hantées ! Ah voilà un genre plus restreint qui me permettra d’atteindre mon but ! Et puis je suis tombé sur cette liste qui répertorie 126 films de maisons hantées…

Le petit déjeuné, le repas le plus important de la journée du chasseur de fantômes (La maison des damnés, John Hough, 1973)

En parcourant cette liste rapidement, j’ai sélectionné deux films qui collaient au sujet et à l’époque. Le premier « House on the Haunted Hill » traduit en français pas « La nuit de tous les mystères » n’était pas le bon. C’est un film avec Vincent Price certes mais il est en noir et blanc et il s’apparente plus à un épisode de Scooby Doo qu’à un vrai film de fantôme. Le second intitulé « The Legend of Hell House » ou « La maison des damnés » est un film des années 70 en couleur ! L’ambiance d’horreur gothique et le groupe de personnages collent parfaitement. Il y a du spiritisme et dans la scène finale, les personnages sont bien au centre d’une vaste pièce persécutés par une présence maléfique. Mais encore une fois, il manque à cette scène l’élément principal : les chevaliers ectoplasmiques… Ce coup-ci, j’ai vraiment failli abandonner. Après tout, j’avais peut-être tout simplement agrégé différents films dans mon souvenir pour en former un nouveau complètement imaginaire.

Toutefois cette enquête s’étale sur trois articles, on peut donc s’attendre à un dernier rebondissement dans la dernière partie.
Mauvais film, meilleur GIF